Chronique de l'album sur Divide and Conquer: 4,3 sur 5!

"Internet est un superbe outil pour plusieurs raisons. Mais avant tout, son utilisation comme un moyen de connecter les gens et les idées est peut-être sa plus grande force. C'est le cas pour les artistes folk transatlantiques Crookhaven. La paire est constituée du chanteur / compositeur américain Scott Dangerfield et du multi-instrumentiste et compositeur français Bertrand Legrand. Pendant deux ans, la paire a travaillé sur des morceaux par e-mail. Le résultat de ce long processus a finalement porté ses fruits avec leur premier album éponyme Crookhaven. Le disque s'ouvre sur "Dear God", un folk mélodieux et qui remue l'âme de l'auditeur. La chanson rappelle les sons d'Andrew Bird, alors que des voix puissantes résonnent contre des mélodies acoustiques parfaitement éxecutées et des rythmes subtils et familiers. Cela transpire aussi merveilleusement dans la berceuse mélodique "A Million Miles or More", avec sa guitare acoustique et sa voix sucrée. Le duo accélère un peu la cadence sur les harmonies de "Moonshine Taker" et montre plus tard leur passion avec le romantisme déchirant de la ballade acoustique de style espagnol "Picture this Summer Day", puis évoluent dans un registre plus pop et radio-friendly avec "Together Anyway." L'exquise cerise sur le gâteau  est sans conteste "Though I'm Scared Of Needing You", au coude à coude avec le finale brillant et envoûtant "Creature", une chanson qui vous fera vibrer, c'est si puissant. Entendre un disque comme Crookhaven me rappelle qu'il y a encore des musiciens qui font de la musique de l'âme et pour l'âme. Le fait que ce duo vit des deux côtés de l'océan n'entrave en aucun cas leur capacité à synchroniser leurs talents ensemble. Le disque semble plus vivant que tout ce que j'ai pu entendre dans le genre folk depuis longtemps."

Crookhaven album de l'année 2017 sur Forces Parallèles

"Ce jeune duo est la preuve vivante que tout n'a pas été fait ou dit, qu'une bonne dose de talent et de confiance en soi peuvent signer le début d'une carrière prometteuse. Ce que le folk a pu nous proposer de meilleur l'année passée. "

Nouvelle critique de l'album sur Music In Belgium: 4 étoiles!

 "Association musicale entre le chanteur/compositeur américain Scott Dangerfield et le compositeur/multi-instrumentiste français Bertrand Legrand, le projet Crookhaven revient en quelque sorte à la source ou aux fondements de la musique américaine et du folk-rock. Chant délicat, guitare acoustique, banjo et harmonica nous font effectivement voyager à travers les grands espaces américains ou plutôt les grands Etats du Sud américain, proposant un folk-rock bluesy qui me rappelle immanquablement les Beat Farmers ou même le grand Dave Alvin des Blasters ! 

A la fois fidèle au western américain et sa musique traditionnelle, mais aussi proche de la nouvelle scène rock'n'roll américaine des années 80 à 90, le résultat musical de Crookhaven joue sur la corde de la mélodie et de la délicatesse, sans oublier les tempos propres au folk et à la country. Dansant à certains moments et reposants à d'autres, la musique évolue d'un folk-rock engagé à une belle ballade folk où chant et instruments se font délicats, sans oublier des passages plus proches des musiques de films ou même d'un rock plus moderniste. D'ailleurs si la guitare sèche et le banjo restent des éléments majeurs, ils sont subtilement épaulés par diverses percussions (ukulele, djembe, spoons, triangle) ou d'autres instruments à cordes comme le violon, la viole ou le violoncelle. Mais il faudrait aussi parler des chœurs, de l'accordéon, de la slide-guitare ou l'harmonica, qui complètent l'importante équipe en place avec près de 15 protagonistes. 

Un staff résolument motivé à construire et élaborer un album pur, authentique qui fait honneur à l'Amérique, au folk-rock et aussi à de nombreuses traditions rattachées à cette contrée et ce style de musique. Un album vrai, délicat et respectueux des traditions !"

Une petite chronique de l'album par Sheila Smith

"Les débuts évocateurs de Crookhaven ne sont pas simplement qu'une collection de chansons, mais s'écoulent magnifiquement d'un morceau à l'autre avec la sensation d'un album conceptuel qui, savouré en entier, vous laissera sans voix. Les arrangements ciselés et les textes réfléchis se combinent à une instrumentation brillante, aux bordures étonnamment rudes mais tempérées par ce génie acoustique qui parvient à se faufiler sans faille dans une myriade de genres. Les chansons vous réchauffent et s'attardent, comme un bon vin chaud et un feu crépitant. Vous serez surpris de vous prendre à l'écouter encore et encore."

Nouvelle critique sur http://fp.nightfall.fr/: 5 étoiles!!

 

"A la base de la musique, il y a une rencontre, toujours. Celle d'un artiste et d'un univers, celle d'un musicien et d'un instrument, celle d'un showman et d'un public, celle de deux Pierrot, la tête dans les étoiles, qui lient leurs destins sur les vertes terres irlandaises. CROOKHAVEN, c'est avant tout cette rencontre pas banale entre Bertrand, le Français et Scott, l'Américain, qui font connaissance à l'occasion d'un voyage en Irlande, et tapent le bœuf, naturellement. Les mois passent, et l'envie de faire de cette rencontre plus qu'un éphémère moment partagé germe dans l'esprit des deux jeunes artistes. Internet aidant, les idées s'échangent, tout comme les fichiers, et les quatre mains finissent par donner naissance à ce premier bébé. Sublime, soit dit en passant. 

CROOKHAVEN, c'est le folk dans sa forme la plus pure. Une guitare et une voix suffisent à en démontrer la beauté, le reste n'est que fioriture. L'album nous saisit tout d'abord grâce à une ligne de chant d'une limpidité et d'une fragilité bouleversantes, celle de « Dear God ». Scott Dangerfield s'impose en quelques notes à peine comme un chanteur de grande classe, dont la voix s'aventure dans des intonations et des circonvolutions qui mêlent puissance et retenue, le tout marqué par une évidente sincérité et une richesse mélodique bluffante. Ce gars-là maîtrise son chant comme peu savent le faire. 

Au chant, donc, s'ajoute une palette d'ambiances résolument folk, mais toujours variées, qui portent des morceaux à la fois traditionnels dans la forme et unique dans l'interprétation. Sur « A Million Miles or More », bercé d'influences country, CROOKHAVEN mêle bottleneck et guitare acoustique, ajoutant un harmonica sautillant, pour un résultat d'une grande beauté, qui tient autant du folk des années 70 (on pense parfois à Cat Stevens sur la première partie du morceau) que de celui plus contemporain, qui n'hésite pas à incorporer certains éléments pop (les claviers et les ambiances « comédie romantique britannique » de « Together Anyway »). 

Le duo a un truc en plus : son folk n'est pas anodin. Disons plutôt que là où certains se contentent d'aligner des « petites » chansons authentiques mais sans grande envergure, CROOKHAVEN se fait épique, et n'hésite pas à varier les structures au sein même d'un morceau, pour lui donner un sens profond. « Among the Overgrown » fait partie de ces morceaux ambitieux que l'on peut trouver sur l'album. Le folk, au début léger, prend des intonations plus sombres et solennelles à mesure que le morceau progresse et gagne en intensité. Sur la fin, un accordéon et des orchestrations discrètes viennent apporter des tons bariolés à un morceau déjà riche en couleurs, et qui peut rappeler l'univers des Stanfields, période For King and Country. 

Y aller par le détail, disséquer cet album, ce ne serait pas lui rendre justice, car il incombe à chacun de se l'approprier et d'en extirper la substance. Sachez seulement que sur cet opus où la guitare, dans toutes ses déclinaisons, est reine, et tisse des mélodies qui, loin de s'essouffler, continuent de grandir au fil des écoutes et ne cessent de nous éblouir. « For Cate », qui débute comme une ballade guitare/voix avant que violon, banjo et section rythmique ne s'en mêlent, est sans aucun doute un des meilleurs moments de l'album, qui témoigne d'une incroyable maîtrise et maturité de la part de ces deux jeunes artistes qui ont su dompter leur fougue pour se faire percutants de bout en bout. Tellement mature que Scott se paye même le luxe de montrer le blues de sa voix sur « Creature », rock lancinant (et seul morceau sur lequel figure une guitare électrique) qui clôture l'album. Ces mecs là ont déjà tout compris au folk, et savent comment le restituer pour lui donner une substance et une originalité. 

CROOKHAVEN, fort de ses deux talents combinés qui ne semblent pas avoir de limite, vient de proposer un album-monde. Un opus générateur d'images, d'ambiances, qui naissent et meurent mille fois durant son écoute. Un album captivant, à la fois virtuose et simple, résultat d'une rencontre fortuite mais très heureuse. Le début d'une aventure musicale qui, espérons-le (car il le faut!) connaîtra une suite."

§ News §

Première critique de l'album sur rock-station.over-blog.com: 9/10!!

"Le duo sort aujourd'hui un premier album époustouflant ! A l'écoute des titres qui composent le disque, on a l'impression que les deux musiciens se connaissent depuis la nuit des temps. Il faut dire qu'ils s'accordent à merveille et sincèrement, je suis totalement tombé sous leur charme, et ce dès le premier morceau ! La voix de Scott me fait frissonner, tout comme la musique de Bertrand, mais l'atout majeur du duo est sans conteste la qualité des compositions ! Crookhaven a tout pour réussir, et j'espère de tout coeur que vous leur donnerez un petit coup de main en vantant leurs qualités autour de vous ! Un tel talent mérite forcément d'être récompensé ! "

NOTE : 9/10